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La transformation digitale réorganise l’entreprise

La révolution internet, entamée au milieu des années 1990, a bouleversé la vie quotidienne des individus et la gestion des entreprises. La croissance exponentielle des nouvelles technologies de l’information et de la communication a profondément transformé les habitudes, les comportements humains et les relations socio-économiques.

Après l’imprimerie, la radio et la télévision, la nouvelle révolution de l’information et de la communication est en marche avec Internet. Ce sont deux vagues technologiques qui se sont succédé en l’espace de 25 ans, apportant leur lot de nouveaux produits et de nouveaux de services aux particuliers comme aux entreprises. L’internet a ouvert la voie dans les années 1990 et 2000 avec les réseaux ADSL, le minitel ou les téléphones portables, suivi  quelques années plus tard par l’apparition du Big Data, du Wi-fi, du cloud computing et des smartphones. Apple, IBM, Intel, Google ou encore Microsoft ont émergés comme les acteurs principaux de l’économie digitale.

La généralisation de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication a profondément bouleversé le monde de l’entreprise. De nouveaux secteurs se créent, à fort potentiel de croissance et à forte valeur ajoutée, telle la construction de matériel électronique, les opérateurs de télécommunication ou encore les sites de vente en ligne. Des pans entiers de l’économie sont amenés à muter au fil des années et l’ensemble des agents économiques doit s’y adapter.

La nouvelle économie bouleverse les structures socio-économiques

La transformation digitale de l’entreprise n’est pas uniquement l’achat de technologies telles que les ordinateurs, les smartphones ou les tablettes professionnelles. Il s’agit en réalité d’une modification profonde de l’activité de l’entreprise, centrée autour de trois axes :

  • L’orientation du business model vers plus de numérique
  • L’amélioration de l’expérience client
  • La réforme du droit de l’entreprise

La réflexion sur le cœur de métier de l’entreprise doit porter autour de la manière avec laquelle elle génère plus de chiffres d’affaires, dans un monde connecté et en perpétuel changement. Les circuits de vente se dématérialisent et passent par les sites web. De nouveaux concurrents émergent, entièrement tournés vers le numérique et aux couts de revient très compétitifs (sites de vente en ligne comme Amazon, plateformes de mise en relation client comme Blablacar ou airBnB, sites de réservation d’hôtels comme booking.com). Il s’agit d’un réel défi que doivent relever les entreprises basées sur un modèle d’affaire du siècle dernier et qui voient émerger des acteurs dont leur business model incorpore massivement des technologies de pointe (smartphones, géolocalisation, haut-débit …) et disposant d’une importante capacité d’innovation. Une entreprise comme la FNAC a par exemple réussi à orienter ses canaux de vente vers le numérique afin d’écouler ses produits sur internet et non plus en magasin seul.

L’ajustement de l’expérience client s’avère être aussi un important levier de croissance dans la mesure où les outils du marketing digital permettent aux entreprises de mieux cerner les besoins client (tracking, géolocalisation, neuromarketing). La connaissance plus approfondie des comportements, des choix et des goûts permis par l’émergence du traitement de données en masse, offre aux entreprises des outils d’analyse plus ciblés, afin de mettre l’accent sur l’expérience vis-à-vis du produit, de la marque ou du service offert. Ainsi, l’entreprise s’approprie de nouveaux canaux de communication, via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn …), les sites web et les blogs ou encore les sites de partages vidéos (Youtube, Dailymotion). En témoigne la formidable percée de l’application Uber qui propose une fonctionnalité mobile de mise en relation entre chauffeurs de voitures et particuliers. La qualité proposée par ce service répond à un besoin latent des clients et cible mieux leurs demandes.

Face à ce bouleversement des usages, le monde du travail est amené à réformer ses codes et ses normes afin d’intégrer ces nouveaux métiers. Les contrats longue durée et stables dans le temps, laissent petit à petit place aux emplois plus flexibles et facilement modulables. La fiscalité et la protection sociale sont au cœur des débats tandis que le coworking, le télétravail et l’auto entrepreneuriat sont en nette augmentation.

L’économie numérique, un vivier d’opportunités.

Le numérique tire sa force et sa valeur de sa capacité à connecter et à créer de nouvelles activités, de nouveaux potentiels, de nouveaux métiers, et de nouveaux emplois. Séquençage ADN, bio-informatique, impression 3D, nanosciences, optimisation énergétique, télé santé sont autant de nouveaux secteurs d’activité créateurs de valeur et d’emploi, à forte qualification requise et à forte valeur ajoutée. Les nouvelles technologies de l’information constituent ainsi un important levier de montée en gamme pour une économie par leur capacité à innover et à pénétrer de nouveaux marchés porteurs.

En parallèle, il existe au sein du salariat un besoin latent, gravitant autour du mythe du travailleur libre et épanouit. La transformation numérique, parce qu’elle représente un nouvel horizon, et parce qu’elle remet le travail de terrain au cœur de l’activité professionnelle, apparaît comme un idéal. Symbolisé par la participation à une organisation ouverte, dynamique, innovante et où la solidarité jouerait à plein, les individus apparaissent plus libres et autonomes.

Les discours sur la pratique de travail, le contrôle permanent et la pauvreté intellectuelle de certains métiers  sont en contradiction avec ce à quoi certains travailleurs et cadres d’entreprise ont été formés. Les discours véhiculés par les entrepreneurs sur les attentes en termes de responsabilisation, leadership et compétences, peinent à se concrétiser. De plus en plus de salariés désirent sortir de l’inertie des pratiques de travail actuelles perçues comme désuètes et inefficaces.

Les secteurs amenés à se développer de manière rapide sont en premier lieu les technologies mobiles, suivies de l‘analyse de données et le stockage en cloud. Ce sont des dizaines de milliards d’euros de gains potentiels pour les entreprises qui investissent dans ces marchés, et une promesse certaine de gain financier.

Dans ce contexte de profonde mutation, le défi d’une entreprise, dans les années à venir, sera de s’adapter pleinement à ce nouveau contexte en s’appropriant les nombreuses innovations techniques et technologiques. En termes concrets, une entreprise flexible, agile et à forte capacité de réaction pourra tirer pleinement profit de la révolution Internet.

 

 

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